Carte blanche à Aristide, en stage pendant quelques jours au cabinet...
Cinq jours, c’est court. Mais parfois, il ne faut pas plus de temps pour que certaines évidences vacillent. En arrivant chez Get Avocat, le cabinet dirigé par Christophe Landat, je m’attendais à découvrir l’envers du décor du métier d’avocat : un peu de contentieux, de la rédaction juridique, peut-être une observation discrète des rouages de la profession. En réalité, ce stage a dépassé toutes mes attentes.Ces cinq jours m’ont révélé une facette du droit que je n’avais que trop peu envisagée : celle qui réconcilie la rigueur technique avec l’audace entrepreneuriale. Un équilibre subtil, que j’imaginais difficile à atteindre, et qui
pourtant résonne avec une intensité inattendue. Durant ce court laps de temps, j’ai eu l’opportunité de rédiger une mise en demeure, de participer à la rédaction de procédures d’injonction de payer, d’analyser des contrats internationaux. Des tâches concrètes, qui m’ont plongé dans la discipline nécessaire à la maîtrise du droit écrit.
Mais ce qui m’a marqué, au-delà de cet aspect technique, c’est la dimension stratégique qui sous-tend chaque démarche. Loin d’être un simple exécutant du droit, l’avocat est un véritable architecte juridique, un stratège qui anticipe les conflits avant qu’ils n’émergent, qui structure une entreprise avant même qu’elle ne prenne son envol, qui sécurise des transactions internationales en rédigeant des conditions générales adaptées et intelligentes.
Grâce à la générosité de Natacha Yeheziely, sa collègue, j’ai également eu la chance d’assister à une audience prud’homale. Observer la mécanique judiciaire en action, voir comment les arguments s’articulent dans le cadre d’un contentieux social, a donné une dimension plus tangible à ce que j’apprenais dans l’abstrait.
Ce stage m’a fait toucher du doigt un aspect du métier d’avocat que je n’avais jamais perçu avec autant d’acuité : sa compatibilité avec l’esprit entrepreneurial. Je n’ai jamais voulu me limiter à une seule voie. Toujours tiraillé entre la politique, le droit et la création de mes propres projets professionnels, je me demandais quelle voie pourrait concilier ces aspirations disparates. Et si le métier d’avocat en était la clé ?
En observant Christophe Landat, j’ai compris que le métier d’avocat n’était pas un carcan, mais un espace de liberté immense. Loin d’être un simple technicien du droit, l’avocat est un acteur du monde économique, un catalyseur de projets, un véritable couteau suisse des grandes entreprises. Il navigue entre les règles et les
opportunités, il conseille, il structure, il sécurise, mais surtout, il crée de la valeur.
C’est précisément ce que Christophe Landat m’a montré en m’expliquant le fonctionnement de ses propres projets, la startup Axeptio, ou encore son mode d’abonnement mensuel, faisant évoluer la proféssion meme de l’avocat classique. J’ai découvert à quel point l’avocat pouvait être un entrepreneur à part entière, comment il pouvait bâtir une entreprise tout en restant fidèle à l’exigence juridique. Ce qui rend cette découverte encore plus marquante, c’est qu’elle ne s’est pas faite au fil de longs mois d’immersion, mais en seulement cinq jours. Cinq jours où je n’ai pas été cantonné à un rôle d’observateur passif, mais véritablement impliqué
dans la dynamique du cabinet.
Christophe Landat ne s’est pas contenté de me confier des tâches à exécuter. Il a pris le temps d’expliquer, d’échanger, de me donner une place. J’ai assisté à des échanges avec des clients, appris à manier un langage juridique plus accessible. J’ai compris que le droit, au-delà des codes et des textes, est avant tout une
manière de structurer et d’agir sur le réel. Et maintenant ? Maintenant, je ressors de ce stage avec une perspective que je n’aurais jamais imaginée en y entrant. Est-ce que cela remet en question mes orientations ? Pas totalement. Mais cela élargit considérablement mes horizons.
Là où je voyais des chemins distincts, je commence à entrevoir des passerelles.